Posts tagged ‘democratization of education’
Montréal, Quartier Général

E-180 a fait beaucoup de progrès, dernièrement, autant dans la définition de sa mission que dans sa “stratégie de déploiement”. Si nous comptons participer, cet été, à un Incubateur Web afin de développer notre plateforme, il est aussi de plus en plus clair que E-180 formera une communauté à part entière, où les visiteurs pourront révolutionner l’éducation. Car si le nouvel ère numérique (le nouvel me semble un peu archaïque, non?) englobe la démocratisation des médias, du cinéma, de la création en général, il me semble tout à fait logique qu’il circonscrive aussi la démocratisation de l’éducation, au coeur de notre mission sociale. Si la culture web questionne le rôle de l’artiste au sein des possibilités infinies de créations médiatiques, E-180 se positionne comme lieu de réflexion et de questionnement sur le rôle des “transmetteurs de connaissance”, et la définition même de ces connaissances. Car cette préoccupation est au coeur de notre stratégie de développement: Comment amener les membres de E-180 à définir leurs connaissances? Yannick B. Gélinas, dans son billet sur la Création pour les nouveaux médias, insiste sur le fait que les usagers du web savent trouver les contenus les plus pointus disponibles sur Internet; à l’instar de ces contenus spécialisés (l’exemple de la danse contemporaine de Yannick est très pertinente), les membres de E-180 sauront aussi trouver des connaissances spécifiques dont ils ont besoin pour atteindre leur plein potentiel. À nous de fonder les assises de la plus exhaustive des banques de données!
Si nous avons la chance de participer à Techstars (à Boston ou à Boulder), DreamIt (à Philadelphia) ou au Canadian Incubator à Silicon Valley (situé dans les enceintes de Plug and Play) et que nous nous exilons pour quelques mois in Obamaland, il n’en demeure pas moins que Montréal* restera notre quartier général, et que nous sommes plus qu’ouverts à développer des partenariats au Québec et au Canada!
*J’ai redécouvert avec bonheur la série Montréal en 12 Lieux, ce week-end… de me promener à nouveau à travers les différents lieux, sur un site interactif aussi inspirant, a su raviver ma flamme pour Montréal…!
March 12, 2009 at 2:22 pm Catherine Therrien Leave a comment
L’ONF : Coup de génie
Je tiens à saluer l’initiative de L’Office Nationale du Film a rendu disponible en ligne le 21 janvier dernier plus de 700 de ses productions sur un catalogue d’environ 13 000. Les films sont disponibles dans ” salle de visionnage”* virtuelle où classiques et productions contemporaines se côtoient. Bravo à l’ONF de faire preuve d’autant d’audace! L’année dernière, Georgia-Guerra Peixe, une réalisatrice brésilienne, m’a demandé de lui “montrer” le cinéma québécois… Je lui avais prêté quelques documentaires et oeuvres de fiction les plus emblématiques, mais quelle déception de n’avoir pu l’introduire plus “efficacement” aux dernières oeuvres qui m’avaient marquée! Ou de n’avoir pu lui acheter le coffret de Gilles Groulx, dont l’oeuvre m’a tant bouleversée.
À vous maintenant de regarder et de faire connaître le cinéma québécois, grâce à cette puissante plateforme!
*Le portail de visionnage donne aussi accès au blogue dédié à cette conquête d’un public plus large.
February 1, 2009 at 12:25 pm Catherine Therrien Leave a comment
Thoughts: The paradox of competing in the market of good
We’ve been looking around for great educational websites for a little while, and often receive links from friends saying: “You can do better!”, or “Check this out: they do a great job!”… Nothing ever raised a red flag like two sites we discovered yesterday: TeachStreet and School of Everything. O Pain: they also want to do good.
Catherine and I were on the phone, horrified to read words like “democratization of education“, swearing when we came across “connecting teachers and learners independent of educational institutions“. Our very wording! Our revolutionary ideas! Our way to change the world!
How weird is that? These guys, respectively based in the West Coast and the UK, agree with what we preach: education doesn’t belong to institution and people are entitled to direct their education. That’s what we call consensual education: this reciprocal educational relationship between two consensual individuals. It is not about teaching nor about learning: it’s about an interaction which leaves two people better off.
That is the paradox of social entrepreneurship: even if our ultimate goal is to change the world, we need users and funding. Our existence can only be justified by demand. Demand for better learning opportunities, for safer neighborhoods, for a cleaner environment. Even in social entrepreneurship, markets can be saturated.
It feels irrelevant to drive on competitiveness in the social sector. But isn’t it what fosters excellence in a capitalist society? Yes, and that’s where the “social” of “social entrepreneurs” takes all its meaning: as social entrepreneurs, we measure our success in terms of “change” of benefits for the population we serve, not in terms of profits. While I was thinking about all of this in my bed, at 3:37am, I concluded that as social entrepreneurs, we need to support our peers who are doing great work (TS and SOE do an amazing job at connecting people who want to teach and those who want to learn), but to be aware of what could be done differently to better serve our users. And to do it.
At E-180, we don’t believe that democratization rhymes with “rates” and “fees”. How is learning democratized if it is still accessible only to the ones who can afford it? What we will do is to create a new economy, where people can redefine themselves and their “market value”. This value will not be based on where they grew up or where they studied, but on their knowledge, their passion in transmitting it and the learning experience of their students.
That’s our competitive advantage in the market of good.
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